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Notre hôpital, on y tient !

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Collectif de soutien au Centre hospitalier de l’agglomération montargoise

Notre hôpital, on y tient !

Depuis 1984 et jusqu’en 2004, les hôpitaux étaient financés par un budget global reconduit chaque année… Mais, à l’hôpital public, la bête noire est un sigle court : T2A, pour tarification à l’activité. Instaurée en 2004 pour corriger les effets jugés pervers d’un système de financement global.

La T2A représente aujourd’hui 70 % des ressources des hôpitaux publics, mais elle est aussi le mode de financement des établissements de santé privés. Comme son nom l’indique, elle rémunère les établissements en fonction de l’activité médicale qu’ils réalisent. Elle s’applique aux activités de médecine, de chirurgie, d’obstétrique et d’odontologie.

La T2A peut, en effet, inciter à réaliser le plus d’activité possible pour rapporter de l’argent à l’hôpital. Contrairement à sa vocation initiale, rationaliser les dépenses, la T2A se révèle donc inflationniste.

Depuis deux ans, on ne peut pas parler de l’hôpital sans évoquer l’acronyme « GHT » : groupement hospitalier de territoire.

Les établissements publics de santé vont se réunir autour d’un projet médical partagé pour soigner mieux et à moindre coût. Pour ce faire, ils doivent mutualiser leurs équipes médicales et répartir les activités de façon rationnelle afin que chaque structure trouve son positionnement dans la région (chacune ayant des spécificités). Un savant puzzle… d’autant plus que dans les faits, si certains GHT avaient déjà coopéré par le passé, d’autres regroupent un très grand nombre d’établissements sans aucune logique de coopération jusque-là.

Le 23 février 2018 : suppression de 80 lits et au moins autant en personnels à l’hôpital de Blois.

En 2016, une pétition avait été créée pour la défense du CHAM et de ses offres de soins face à la menace du GHT d’Orléans.Nous souhaitions que le CHAM devienne le deuxième GHT, pôle de référence dans l’est du Loiret.

Ce triste paysage sanitaire et social de tout un secteur
malmené par la course au profit contre l’intérêt général, nous n’en voulons pas !

À ce jour, les difficultés semblent se préciser pour l’établissement.

Le personnel doit faire face à une réorganisation du temps de travail imposé par la Direction, au vu des restrictions budgétaires ministérielles et des injonctions de l’ARS (Agence régionale de santé) du Centre, ce qui met à mal :

  • les effectifs dans les services, donc la disponibilité des soignants envers les patients ;
  • la prise en charge globale, telle que les personnels ont été formés à l’exercer ;
  • le fonctionnement des services, à travers l’instauration d’un mode de travail « dégradé » ;
  • la dignité de chacun, en multipliant les lits dans les chambres ;
  • la santé physique et morale des personnels.

La pénurie en moyens et en personnel génère une pression permanente, le constat insupportable de ne plus pouvoir faire son travail de soignant.

Cette gestion et ce management sans partage sont à la source de la maltraitance institutionnelle dénoncée dans les EHPAD (maisons de retraite), en psychiatrie, ainsi qu’en médecine, chirurgie et obstétrique.

La sectorisation en psychiatrie est elle aussi menacée : fermeture de lieux de consultation, regroupements forcés stigmatisant les demandeurs et leurs familles (Centre médico-psychologique de Dordives, CMP Adultes, CMP Enfants).

À cela s’ajoutent les questions d’effectif, de formation et de statut de certains médecins exerçant à l’hôpital, peu considérés, souvent exploités ; leur surcharge de travail risque d’entraînerdes erreurs médicales et de diagnostic.

C’est une véritable entreprise de désertification de l’offre de soins hospitaliers pour l’est du département. Sans débat public, sans concertation, sans tenir compte des études réalisées !

Les services d’urgence doivent rester de proximité ; ils ont besoin de moyens humains et techniques pour assurer pleinement leurs missions.

50 000 foyers représentant 120 000 personnes seront donc pénalisés et, dans certains cas, mis en danger. Déjà que la mortalité infantile dans l’est du Loiret est supérieure à la moyenne nationale !

Que va-t-il se passer si le CHAM perd ses moyens et ses compétences ?

Parce que la santé est un bien précieux et non marchand, l’hôpital public doit demeurer un lieu accessible à tous, pour des soins apaisés et de proximité. L’objectif permanent est celui de soigner et guérir, de prendre en charge toutes les pathologies, la perte d’autonomie, le handicap, la naissance et la mort… sans souci de rentabilité.

C’EST POURQUOI NOUS, PERSONNELS DE SANTÉ, USAGERS ET PATIENTS, ÉLUS ET REPRÉSENTANTS, APPELONS À LA CONSTITUTION D’UN
COLLECTIF DE SOUTIEN DU CHAM

POUR LE MAINTIEN D’UNE MÉDECINE ET D’UNE PRISE EN CHARGE
 DE QUALITÉ POUR LES PATIENTS ET LES RÉSIDENTS DES EHPAD ET DU CHAM

Contact : soutien.cham@gmail.com

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