Accueil du site En bref > Motion de soutien pour la justice sociale et un service public de proximité (...)

Motion de soutien pour la justice sociale et un service public de proximité et de qualité

Contenu de la page : Motion de soutien pour la justice sociale et un service public de proximité et de qualité

Les élus chalettois réunis en conseil municipal ce jour, lundi 17 décembre, appellent le Président de la République à entendre la colère qui s’exprime dans le pays.

Les élus chalettois apportent leur soutien à toutes les luttes sociales comme celles qui montent autour du pouvoir d’achat, de l’augmentation des salaires et des retraites, d’une fiscalité juste (avec notamment le retour de l’ISF), de la démocratie et du Service Public.

« Fin du monde, fin de mois » doivent être entendus comme doit être entendue l’exigence du mouvement populaire à être respectée. Il faut considérer les revendications légitimes du peuple et non les mépriser ! C’est-à-dire le refus de la politique sociale et fiscale injuste conduite depuis dix-huit mois. Et sur 5 ans ce sont 25 milliards d’euros dont se prive l’Etat au profit de ceux qui en ont le moins besoin alors que parallèlement se poursuivent les coupes dans les budgets de la santé, de l’emploi, de l’éducation.

Non seulement les élus, tout bord politique confondu, mais aussi les citoyens connaissent ce refus d’écoute et ce mépris : ce sont les cheminots avec la casse de l’entreprise et du statut, les salariés avec la casse du Code du Travail et des acquis sociaux, …, et maintenant les « gilets jaunes », manifestations traduisant un « ras-le-bol » général.

Les gilets jaunes, les blouses blanches, les robes noires de la justice, mais aussi les cols bleus des usines, ont des raisons de donner de la voix.

Gilets jaunes, mais aussi blouses blanches : nous soutenons les infirmières en lutte contre le plan Santé. Nous soutenons particulièrement le personnel du Centre Hospitalier de l’Agglomération Montargoise qui est en souffrance, en raison du manque récurrent de personnel : quarante départs de soignants, contrats non renouvelés, arrêts-maladie en nombre, burn-out. Nous exigeons le maintien et le développement d’un service public hospitalier de proximité et condamnons la perte des spécialités chirurgicales que subit le Centre Hospitalier.

Il en est de même pour les collectivités qui voient leurs moyens financiers diminuer. Une des conséquences se traduit par un service public local en souffrance et donc des réponses insatisfaisantes pour les usagers et les personnels.

En effet, nous subissons deux attaques majeures : une attaque financière endurée depuis plusieurs années et la réforme institutionnelle avec la volonté d’hyper-centralisation (développement des métropoles et agglomérations au détriment des communes rurales). Cela conduit à une situation d’incertitude qui paralyse la conduite de l’action publique.

Déconsidération, abandon, mépris, manque d’écoute et de dialogue, irrespect, voilà ce à quoi sont confrontés les maires depuis plusieurs années. Le recul considérable des services publics de

proximité et l’étranglement financier entraînent chez eux colère, découragement et défiance, provoquant des démissions en nombre.

Les maires de France ont saisi l’occasion du 101ème Congrès des Maires pour lancer une campagne de sensibilisation : « #MaCommuneJyTiens ». Ils ont dénoncé la manière dont les élus locaux sont traités par le gouvernement.

Les dernières annonces du Président Macron sont déconnectées des réalités.

Il y a urgence que le Président avec son gouvernement prennent en compte la réalité de la situation qui doit se traduire par des propositions pérennes.

Notre démocratie connait une crise qui n’a pas de précédent. Il est grand temps que le Président de la République, par des actes concrets, réconcilie le peuple français.

Commentaires

retour en haut de page