Accueil du site Je vis à Chalette La mairie Conseils municipaux > Conseil municipal du 18 janvier 2016 : motion pour l’annulation du jugement (...)

Conseil municipal du 18 janvier 2016 : motion pour l'annulation du jugement des 8 de Goodyear et l'amnistie pour les militants syndicaux

Contenu de la page : Conseil municipal du 18 janvier 2016 : motion pour l’annulation du jugement des 8 de Goodyear et l’amnistie pour les militants syndicaux

Conseil municipal du 18 janvier 2016 : motion pour l'annulation du jugement (...)

CONSEIL MUNICIPAL DU 18 JANVIER 2016 Motion pour l’annulation du jugement des 8 de Goodyear et l’amnistie pour les militants syndicaux

Le 12 janvier 2016 dernier, la justice a condamné 8 syndicalistes de Goodyear à de la prison ferme. Leur « crime » ? Avoir retenu 30 heures, sans violence, deux dirigeants de l’entreprise qui procédait à la fermeture du site et à 1200 suppressions d’emplois.

« C’est la première fois, depuis un demi siècle qu’un gouvernement demande la prison ferme contre des syndicalistes, pour des actions menées en vue d’empêcher la fermeture de leur usine » comme l’a souligné un syndicat. Comme le reconnaît Élisabeth Fortis, professeur de droit, dans le très patronal journal Les Échos, les peines inscrites dans le Code Pénal pour séquestrations « sont faites pour les crimes crapuleux, l’enlèvement d’enfant, pas les conflits sociaux ».

La peine infligée à ces salariés accusés de défendre leur entreprise et l’emploi est d’une extrême gravité, comme tout récemment à Air France, elle est une atteinte insupportable aux droits de salariés, de syndicalistes de défendre leurs emplois, en défendant par là même l’intérêt de populations et de territoires saignés par les choix de grands Groupes dont la seule boussole est la rémunération des actionnaires au détriment de l’intérêt général. Ce jugement, par lequel le gouvernement a décidé d’intimider tous les salariés qui se battent pour leurs droits et leur emploi, est inacceptable.

Elle est aussi plus largement, une atteinte à la République et à ses valeurs : peut-on faire vivre les valeurs de liberté, d’égalité, de fraternité en criminalisant l’action syndicale, en interdisant aux salariés d’intervenir sur les choix de leur entreprise ? Contester les choix stratégiques patronaux, avancer d’autres propositions doit-il devenir un délit puni de prison ferme ?

Nous ne l’acceptons pas, nous ne le supportons pas ; nous n’acceptons pas que la dérive sécuritaire dans laquelle le gouvernement cherche à nous enfermer s’accompagne de violations des droits syndicaux et citoyens, des Droits de l’Homme.

La criminalisation de l’action syndicale et citoyenne, ça suffit ! Dans leurs luttes pour la survie, les combats des salariés, désespérés à force de n’être pas entendus, sont de toute façon moins violents que le saccage de leur vie.

Les élus du conseil municipal de Châlette sur Loing expriment avec fraternité leur soutien et leur solidarité aux salariés de Goodyear. Nous exigeons l’annulation de ce jugement inique et, au-delà, l’amnistie pour tous les militants syndicaux condamnés. Nous portons également l’exigence de moratoires immédiats dès l’annonce de licenciements ou suppressions d’emplois pour permettre aux salariés et à leurs représentants, aux populations et élus des territoires concernés de débattre de propositions, à égalité avec les représentants des directions et avec des droits renforcés en ce domaine.

Nous sommes et resterons mobilisés pour que se lève dans ce pays l’espoir d’une alternative aux politiques d’austérité et à la mainmise de la finance sur les choix économiques et industriels du pays. Mobilisés pour une extension des droits et des libertés au lieu de politiques de répression et d’étouffement des contestations.

Pour une République dont il est désormais urgent de redonner sens, celui de la démocratie et des droits pour tous.

Nous invitons également les Chalettois à signer la pétition mise en ligne sur change.org « je signe l’appel "Nous Sommes Tous Des Goodyear" ».

Commentaires

retour en haut de page