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Célébration de la libération de Chalette

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Célébration de la libération de Chalette

Comme chaque 23 août, la Municipalité, sous la conduite de Franck Demaumont, a rendu un vibrant hommage à toutes celles et à tous ceux qui, par dévouement, par sacrifice, ont décidé de libérer la Ville de Chalette-sur-Loing.

Dans son intervention, le Maire de Chalette a rappelé l’action héroïque des résistants, hommes et femmes, et souligné l’importance du Conseil National de la Résistance dans le redressement de la France après ces terribles années.

À l’issue de la cérémonie qui s’est déroulée sur le parvis du Monument aux morts, Franck Demaumont, accompagné de plusieurs personnalités dont le Colonel André Seferian, a tenu à se recueillir sur la tombe d’un jeune Chalettois d’origine arménienne.

Il avait onze ans, il était arménien. Avec les siens, il devait se cacher dans une cave au 12 de la rue Marlin, à Vésines. Ses parents et ses oncles étaient poursuivis car ils étaient considérés comme terroristes par l’armée allemande et les autorités françaises de Pétain. Certains d’entre eux avaient leur visage placardé sur les murs de France. C’est l’affiche rouge, celle de « nos frères pourtant ».

Ce jeune garçon s’appelait Grégoire Emuralian. Du haut de ses onze ans, il a été fauché par la mitraille allemande le 17 août 1944 près de Vésines. Six jours avant la libération de Chalette.

Ci-dessous : l’intégralité de l’intervention de Franck Demaumont.

Petit rappel historique de la libération de Chalette.

Le 23 août 1944 est sans doute la date la plus importante de l’histoire moderne de notre ville. Elle représente la fin d’un long cauchemar et la renaissance de Chalette et de la France, après les affres de la défaite et l’humiliation de l’occupation par des troupes étrangères.

À l’aube du 6 juin 1944, la plus grande armada jamais constituée se présente devant les côtes normandes : 6 700 navires appuyés par 14 600 avions. Avec le débarquement allié, la libération est en marche. En juin, la bataille de Normandie est meurtrière et difficile ; les Allemands résistent.

Le 30 juillet, leur front est percé à Avranches. Dès lors, c’est la ruée. Les Alliés foncent ; partout en France les Allemands perdent pied et se replient, laissant parfois l’horreur derrière eux.

La Bretagne est libérée en liaison avec ses maquisards ; les troupes alliées descendent la Loire alors que la division Leclerc fonce vers Paris. Dans le Loiret, de nombreux bombardements aériens ont préparé le débarquement ; les camps d’aviation, les gares et les ponts de la Loire en étaient les cibles.

Des parachutages d’armes pour les maquisards en Sologne et dans la forêt d’Orléans ont lieu.

À Chalette, le 23 août 1944, c’est enfin la libération. Ceux qui ont connu cette grande journée s’en souviennent : ce mercredi, il fait un soleil magnifique mais le temps est lourd.

À 8 heures, un officier allemand qui passe à moto devant L’anglée, dans la direction des postes du Lancy, est abattu par le gardien de l’usine. Quelques personnes circulent rapidement, s’informant des nouvelles en allant au pain.

Les Allemands paniquent. L’abbé Foucher qui tentait d’obtenir du ravitaillement pour les habitants des Cités est assassiné.

À Cepoy, les Allemands tirent sur un passant au moment où ils abandonnent le quartier du château. Sur la place de la Fondation Henriet, ils blessent un vieillard. Les Allemands veulent retarder l’avance des forces alliées par quelques combats d’arrière-garde.

Pour les Américains, il s’agit de contrôler les routes de Montargis qu’ils considèrent comme stratégiquement indispensables. À défaut d’atteindre cet objectif avant midi, ils envisagent de pilonner la ville avec 200 forteresses volantes.

Les Allemands tiennent les hauteurs de Puy-la-Laude, le pont de Corbeilles, la passerelle du grand Lancy, le quartier de Saint-Gobain, le chemin Saint-Sébastien jusqu’à Villemandeur, la Comté et la colline de Saint Firmin.

Les Américains et leurs six tanks arrivent dans la plaine du Solin, tout près de l’usine de Saint-Gobain. Ils sont gardés par un avion patrouilleur qui subit le feu des pièces antichars installées dans le même quartier.

À 8 heures 30, la canonnade éclate, violente ; c’est la bataille de la libération qui commence.

10 heures : vingt à trente obus sont envoyés sur un poste allemand qui, du Lancy, garde le pont de Corbeilles.10 heures 30 : trois avions patrouillent dans le ciel et renseignent les Américains qui avancent lentement. L’infanterie allemande qui tenait le chemin de Bel-Air se replie sur la Comté.

11 heures : les bombardements reprennent sur la Comté où un jardinier est mortellement atteint.

12 heures : les Américains sont sur la place Mirabeau et le capitaine du 134ème régiment reçoit trois plénipotentiaires allemands.

12 heures 5 : des Montargois entrent dans l’église et sonnent les cloches à toute volée et, presque aussitôt, celles de Chalette répondent en écho. Elles annoncent la libération avant qu’elle ne soit achevée.

13 heures 15 : nouvelle canonnade sur tous les points où l’ennemi se trouve encore. Quelques obus tombent à la Demi-Lune et une quinzaine dans le chemin de la Mauviette.

Chalette Bourg est libérée sans dommage grâce à l’initiative courageuse de Monsieur Tartinville de la rue Aristide-Briand ; il va trouver les cinquante Allemands qui sont sur la route de Paris en leur demandant de se rendre, ce qu’ils font. Aussitôt, les Américains viennent les menotter pour la plus grande joie des habitants du quartier.

La libération du grand Lancy est plus difficile ; vers 13 heures 30, quelques tanks venus de la rue Marceau se dirigent vers le Gué aux biches où ils sont reçus à coups de mitrailleuses. Il faudra faire appel à l’artillerie pour anéantir la poche allemande.

Dans la soirée, Chalette est libérée.

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